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Vous avez sans doute déjà croisé des fichiers MIDI sur le Net. En effet de nombreux amateurs utilisent ce format très léger pour mettre de la musique sur leur site. Musique qui sonne bien plus comme un vieux synthé du début des années 80 que comme les dernières expériences audio-numériques des studios modernes. (En clair: ça a un son de cloches). L'objet de ce petit blah-blah va donc être de vous expliquer rapidement ce qu'est le format MIDI, ses avantages, ses inconvenients, et comment améliorer les choses.
MIDI signifie Musical Instrument Digital Interface, c'est un format d'échange destiné aux instruments numériques (en gros, les synthetiseurs). Ce format n'échange pas la musique elle-même, mais uniquement une description des actions des musiciens. Ainsi, lorsqu'un CD musical, pour décrire une note, va donner l'intensité du signal à intervalles très courts (44000 fois par secondes - 44 kHz), dans le format MIDI cette note sera décrite par un chiffre donnant le ton de la note, et son intensité. Le timbre de la note n'est donc pas communiqué, seul l'ordre de jouer cette note est transmis. Il faut donc absolument un synthétiseur pour interpréter les ordres d'un fichier MIDI (dans notre cas, le synthé, c'est l'ordinateur équipé d'une carte son). Pour décrire une seconde de son, un CD va donc utiliser 44000 informations codées sur 16 bits (2 octets) : 88000 octets, c'est-à-dire environ 80 kilo-octets par seconde. Comparez avec les capacités de votre Modem, vous avez compris... Pour la stéréo, c'est bien entendu le double. En revanche, pour décrire une note (quelquesoit sa durée), le format MIDI va transmettre quelques octets seulement : le ton de la note (sol, la, si, do...), l'intensité avec laquelle elle est jouée (fort, pas fort), le numéro du canal sur lequel il faut l'interpréter (à chaque canal correspond un instrument) ; éventuellement quelques informations (toujours très courtes, quelques octets) pour des informations de synchronisation, des glissendo, l'aftertouch (seconde pression sur une touche sans la relâcher), des vibratos... Parlons rapidement du standart General Midi (GM), qui complète le format MIDI en définissant un numéro de canal fixe pour certains instruments. Ainsi tous les synthés qui utilisent cette norme attribuent tous le même instrument pour les différents canaux (c'est du genre 1-Piano, 2-Saxo, 3-Batterie...). Ainsi lorsqu'un synthé à la norme GM joue du piano, c'est sur le canal 1, un autre synthé à cette norme recevant des ordres du précédent jouera également du piano.
Vous l'avez compris, comparé aux formats de numérisation (AIFF...), le format MIDI est très leger (quelques k-octets pour plusieurs minutes de musique - pour les adeptes de la PAO, on pourrait faire l'analogie avec les images bitmap/numérisation et vectorielles/MIDI). Autant le dire, c'est idéal pour l'Internet. Le fichier est récupéré en quelques secondes, pour plusieurs minutes de musique. Autre avantage, un fichier MIDI est réutilisable et modifiable : chaque note étant clairement identifiée, elle peut etre modifiée facilement. Alors que pour des fichiers numérises type AIFF, une fois que la batterie est mélangée à la basse, on ne peut plus séparer. Un fichier MIDI donc est éditable, et de nombreux sharewares sont disponibles pour cela. Dernier point : puisque le fichier MIDI ne contient pas le son lui-même, mais uniquement l'ordre de jouer les notes, il ne subit aucune dégradation, aucun souffle n'apparaît. Puisque c'est le synthétiseur (l'ordinateur) qui ré-interprète le morceau.
Puisque le morceau est ré-interprété, il faut disposer d'un synthé de la meilleure qualité possible. Nos ordinateurs récents devraient être d'excellents synthés (ils en ont les capacités), pourtant les développeurs ne se sont pas fatigués : les sons sonnent comme des cloches, il n'y a pas de réverberation (les sons sont tres «secs»). La plupart du temps les fichiers MIDI sont interprétés par QuickTime, avec des sons navrants, et surtout la machine est monopolisée par la musique (on se retrouve à ne plus pouvoir faire défiler le texte sous Netscape, sans d'autre possibilité pour arrêter la zique que de changer de page !).
Vous l'avez compris, puisque Netscape n'est pas excessivement doué pour le MIDI (c'est désormais LiveAudio qui gère, mal, le MIDI), pas plus les développeurs Apple et Microsoft, il faut utiliser des plug-in. Or il n'y en a qu'un qui vaille réellement le coup, c'est Yamaha MidiPlug : [aller à la page du plug-in Yamaha] Certes il est très très lourd (2 ou 3 megas - essayez de le trouver dans des CD-Rom fournis avec les journaux spécialisés), mais il vous changera votre ordinateur : «gros sons», reverb, excellentes batteries. Non seulement il tourne beaucoup plus vite que les autres (votre ordinateur n'est pas monopolisé par l'interprétation de la musique), mais surtout il donne à vos navigations une autre dimension : ça pète le feu ! Si vous disposez de bonnes enceintes, la différence est incroyable.
Le plug-in Yamaha joue automatiquement tous les fichiers MIDI (les webmestres n'ont pas besoin, forcement, d'insérer un ordre spécifique à Yamaha). Mais pour que ce plug-in remplace LiveAudio, il vous faudra peut-être, après avoir relancé Netscape (pour l'installation), modifier ses préférences. Allez dans le menu «Options», «General preferences...», cliquez l'onglet «Helpers», et cherchez les lignes de «audio/midi» et «audio/x-midi». Dans ces deux lignes, cliquez «Edit...», cochez la case «Plug-In» et dans le menu déroulant correspondant sélectionnez «MidiPlug». Faites «Apply», «OK»; désormais les fichiers Midi seront interprétés par le synthé Yamaha.
On en trouve désormais sur de très nombreuses pages amateur. Au cours des navigations, on tombe souvent par hasard sur d'excellents morceaux. Mais pour tester intensivement votre nouveau plug-in, la page Midi Central propose une énorme collection de titres connus. La qualité est très inégale, mais vous y trouverez votre bonheur... bien entendu, les titres les plus fidèles sont les titres à l'origine totalement instrumentaux et joués au synthé (genre Jean-Michel Jarre). Gerd propose une sélection moins plétorique, mais d'excellente qualité.
Tout d'abord il vous faut un fichier MIDI (suffixe .MID). Oui... Soit vous avez un synthé doté d'une sortie MIDI et un ordinateur muni d'une entrée MIDI (!), et dans ce cas vous savez déjà créer une fichier de ce type, soit vous n'avez pas de synthé, et là je ne vous conseille pas de tenter de composer «à la souris», c'est toujours une catastrophe. Il vaut mieux récupérer un fichier sur le réseau pour sonoriser votre page. Pour intégrer le fichier dans votre page, utilisez la commande suivante :
Facile : XXXXX.MID, c'est le nom de votre fichier, AUTOSTART (TRUE/FALSE) pour déclencher automatiquement ou non le début de la musique, et REPEAT (TRUE/FALSE) pour mettre ou non le thème musical en boucle. Vous pouvez insérer plus de paramètres (optionnels) pour vos auditeurs qui utiliseraient Yamaha MidiPlug. Dans ce cas je vous laisse consulter directement la notice de ce plug-in. [consulter la documentation officielle] Voilà, cela devrait déjà fonctionner en local sur votre machine personnelle. Si, une fois téléchargée, votre page ne fonctionne pas (et vous signale qu'il manque le plug-in Midi), c'est que le serveur qui vous héberge n'est pas configuré pour ce type Mime. Envoyez alors un courrier au responsable de votre serveur, et demandez-lui d'intégrer les réglages suivants :
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