Essayez de définir la France en 2 mots... pas facile. Gastronomie et système D ? Non, pas terrible. Grande gueule et p'tit kiki ? Non, ça fait 4 mots. Je vais vous dire : Claude François. Claude François, ça c'est la France !

Et maintenant le Québec en un mot... hein, hein ?

Facile : poutine ! La poutine, ça c'est le Québec. Car au coeur de l'identité de nos cousins de là-bas, il n'y a pas l'attachement à une culture, au centre du refus du processus d'assimilation à l'anglais, il n'y a pas la Loi 101... il y a la poutine.

La poutine, des frites grasses et molles recouvertes de fromage en grains, nappée de sauce gravy (le seul terme anglais autorisé par les puristes de la francophonie), servie dans un bol en carton. Un truc qui vous tient au corps (ou non, comme nous le verrons par la suite).

Ne riez pas, la poutine s'apprête à déferler sur le monde libre, la poutine va pulvériser les p'tits Mickey, la poutine va conquérir la planète... et je le prouve : la poutine domine déjà l'Internet !

 
   

Science et poutine

Une équipe de scientifiques new-yorkais, pour le compte des laboratoires Select Ware, s'est livré à une édifiante série d'expériences sur la poutine. Le fruit de leurs travaux est titré «Ce que les québécois font aux frites», et se trouve en ligne, afin que l'humanité toute entière profite des progrès de la science [en anglais] :

[What Québec does to French Fries]

Toujours en anglais, Daniel fournit ce qu'on pourrait qualifier de FAQ de la poutine (notez bien le "real" du titre) :

[A Strange Way to Eat French Fries And Cheese (Real)]

Poutine et poésie

Dire que la poutine est au centre de la création poétique québécoise n'est pas excessif. L'âme québécoise sublimée par l'évocation poutinesque, noyons-nous ensemble dans un océan de gravy...

François Morin livre à l'histoire éternelle de la création humaine une évocation appétissante d'un retour de poutine :

[Oh! Poutine]

Roseann Runte écrit des poèmes et mange de la poutine tous les soirs :

[Les poètes des poutines]

Poutine et Internet

La poutine est, sans aucun doute, l'influence majeure de la présence québécoise sur le Web. Pour preuve ce système d'échange de bandeaux (publicité contributive) créé par des Québécois pour les Québécois :

[Cette association n'existe plus.]

La poutine et la bande dessinée

Je ne dois pas oublier de vous présenter la famille Poutine, une bande dessinée en ligne des excellentes éditions Troglodytes :

[La famille Poutine]

 

Poutine now !

Peut-on commander une poutine en ligne ? Oui. Par l'Internet ? Oui.

Miracle de la technologie...

Pour moins de 5 dollars canadiens, le restaurant Dixie Lee de Drummondville vous livre à domicile. Au passage apprenez des expressions québécoises (et étonnez vos amis) : une réduction (donc pour payer moins) se dit «rabais additionnel» et la page d'accueil d'un site est la «page frontispice» (au lit ?).

[Dixie Lee]

Autre solution, prenez l'avion pour Montréal, prenez l'autoroute 720, sortez à Atwater, suivez les panneaux Atwater, prenez à gauche (vers le nord) sur Atwater, puis à droite (vers l'est) sur Sainte Catherine. Au 2175, vous pourrez manger 2 poutines pour 7 dollars 70.

Comment je sais tout ça ? Ben, y'a même un plan...

[Zorba Pizzeria]

Oui, mais leur poutine est-elle bonne ? Pour le savoir, voici un petit classement des vendeurs de poutine (rien ne vous interdit d'aider le webmestre de ce site à enrichir sa liste) :

[Kingston - no worse than the 4th-best place in the world for poutine]

Je vous le disais : tout est en place pour que la poutine envahisse la planète... il ne vous reste plus qu'à convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé.